Le Port de Douala-Bonabéri: vecteur incontestable de croissance de l’économie nationale

Le 24 janvier 2019, le Chef de l’État a signé le décret N°2019/034 portant réorganisation du Port Autonome de Douala. Ce texte présidentiel vient renforcer la capacité de cette entreprise publique stratégique pour le Cameroun, à arrimer résolument le combinat portuaire de Douala-Bonabéri aux standards internationaux du secteur maritime et portuaire.
A ceux qui ont la mémoire courte, il convient rétrospectivement de se rappeler que le 6 octobre 2011 à Douala, à l’occasion de son discours de campagne électorale pour la présidentielle qui devait se dérouler quelques jours plus tard,le Président Paul Biya traçait déjà les grandes lignes de la modernisation du Port de Douala-Bonabéri. Il annonçait alors que: Douala « le port », doit devenir la référence dans le golfe de Guinée ».
Ce rappel est l’indicateur de la constante que le Chef de l’État affiche dans sa volonté de faire du Cameroun un hub maritime incontournable dans la sous-région Afrique Centrale, tirant ainsi avantage de la position stratégique de notre pays au cœur de l’Afrique et sa connectivité vers les pays de l’hinterland.

Toujours aux avant-postes des grands courant qui gouvernement le monde aujourd’hui, le Président de la République a bien senti venir les vagues de la globalisation du transport maritime, dont l’une des caractéristiques est la interportuaire âpre. Face aux limites naturelles du Port de Douala-Bonabéri et du niveau de dégradation de ses installations et équipements d’exploitation, il a vite compris qu’il fallait anticiper en investissant tous azimuts dans le renouvellement de ce port, qui demeure la principale plateforme d’accueil et de facilitation du commerce extérieure du Cameroun et de certains de ses pays pays.

selon la dernière étude du cabinet conseil et d’audit Price waterhouse Coopers (PWC) « l’Afrique subsaharienne dispose, grâce à ses ports, d’une ouverture étendue sur les marchés extérieurs grâce à son littoral. La performance actuelle des ports n’est cependant pas à la hauteur des ambitions de croissance du continent, et des investissements massifs seraient nécessaires afin d’améliorer les infrastructures actuelles, peu compétitive et hétérogènes ». dans la même étude de PWC, il est indiqué que: « l’amélioration de la pers de ses ports viendraient stimuler la croissance économique, contribuer à la diversification des économies et réduire les surcoûts dont souffre actuellement la Région ».

Le Gouvernement n’a pas attendu cette étude pour engager une politique portuaire ambitieuse contenue dans la Loi n°98/21 du 24 décembre 1998 portant organisation du secteur portuaire. Une réforme en profondeur dont les prémisses remontent à la ta Table Ronde sur l’activité maritime organisée en 1997. Cette Loi crée quatre (04) ports autonomes. L’ambition était là. La vision aussi.
Le port en eau profonde de Kribi est fonctionnel, et le port de Douala-Bonabéri est entrain de faire sa mue pour renaître. Depuis bientôt trois années, et conformément à la feuille de route que j’ai reçu du Gouvernement de la République, un important et vaste programme de normalisation de toutes les activités, de rénovation et de développement des infrastructures et superstructures est en cours d’implémentation. Il s’agit de changer en profondeur le combinat portuaire de Douala-Bonabéri et l’arrimer à la modernité et aux standards de l’industrie portuaire.
Cette dynamique, a pour ambition de faire de notre port, non seulement une interface performante et compétitive entre le Cameroun et l’économie globale, mais aussi une plateforme productrice, créatrice de richesses et d’emplois, vecteur de croissance et un exemple d’aménagement du territoire.

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